Archives 2013-2023 du forum de galerie-photo.info : équipements et procédés
Photographie macro d'un négatif n4-f3,57545.html
Lien vers les archives du forum :
https://www.galerie-photo.org
Lien vers le forum actuel : https://www.galerie-photo.org/forum/phpBB3
Photographie macro d'un négatif
Envoyé par VincentD
VincentD
Photographie macro d'un négatif
dimanche 14 décembre 2014 01:05:07 Je lance le fil suite à ma question dans le fil du Epson 850.
Donc choix de la technique pour numériser ses négatif et/ou ses diapos. Typiquement quel que soit leur taille.
L'investissement dans un scanner est conséquent, à ceci s'ajoute le temps d'apprentissage et réglage du dit scanner. Sans compter le temps.
Nous avons (je pense) tous un appareils photo numérique de "qualité" (c'est toujours relatif cela). Et normalement on sait bien s'en servir :-)
Photographier ses négatifs (ou diapos) ne peut il pas apporter un gain de temps et éventuellement de qualité. J'obtiendrais de fait la qualité de l'appareil photo, mais réellement quid de la qualité ?
La technique serait de faire une ou plusieurs prises en mode macro et faire l'assemblage.
La question se pose pour moi. J'ai un v750 et j'ai pas loin de 5000 voir plus de diapos et négatif à numériser.
Le scanner c'est long et beaucoup de contrainte. J'ai un 5D mkIII, un 100mm macro L. Et autres équipement dédiés macro et logiciels d'assemblage type panoramique.
On pourrait aller plus loin avec pourquoi pas un dos numérique ?
Je posterais mes tests et expérimentations dans ce fil. Une première étape sera de convertir un M605 en table de prise de vue verticale et prise de vue pilotée par l'ordinateur. J'ai un tas d'autre système mais pas la surface dispos en RP pour jouer mais chez mon père oui. Donc vive les vacances.
---------------------------------------
moi j'ai acheté des eversmarts (pro et pro2) et un assez gros stock de E6 dans un format honni en ces lieux ,je crois que je me suis remboursé le premier en 2 ou 3 jours , avec les guides , on numérise par batch de 40 (pour moi par 36 ou 37 , je voulais garder les scans par bobine ) , ça laisse le temps de faire plein d'autres choses . de plus on n'est pas vraiment limité par la taille du transparent (à moins de faire plus que du 11X17 ) je ne sais pas si la méthode numérique est plus rapide , par contre je crois avoir lu que bien faite les résultats étaient plutôt pas mal même bons (bien mieux qu'avec un V750 en tous cas j'en ai un et chuis pas fan pour le 135 par contre plutôt bien pour les opaques ), j'ai aussi un coolscan IV mais malgré les bons résultats ,c'était trop long (bande de 6 au maximum dans ma version ) j'avais lu un article avec une méthode sur le scan avec un digital mais je n'arrive pas à le retrouver , si je le retrouve je le poste mais je suis sûr que vous n'en n'aurez pas besoin.
---------------------------------------
Pour commencer, lire l'article d'Yves Letoret sur galerie-photo.com Simple et de bon goût sans vouloir évidemment rivaliser avec un scanner à plat professionnel (il s'agit de plaques de verre à re-photographier, donc : exit le tambour réel ou virtuel de certanis scanners pro) « Tirer des diapositives noir et blanc vieilles d’un siècle », par Yves Letoret https://www.galerie-photo.com/tirer-diapositive-noir-et-blanc.htmlEnsuite si on lit l'anglais, on peut se plonger dans la série de discussions sur le forum étazunien. J'avais fait une liste de pointeurs vers ces discussions, on doit pouvoir retrouver cela et recherchant dans ce forum. E.B.Modifié 2 fois. Dernière modification le 14/12/14 03:32 par Emmanuel Bigler.
--------------------------------------- bon je me rends compte que le début de mon message est totalement abscons. pour faire simple j'avais un tas de diapo 135 d'une autre époque que j'ai scanné avec un eversmart pro fraîchement acquis cela a été rapide et efficace .. amitiés jan
---------------------------------------
VincentD écrivait: -------------------------------------------------------
> Photographier ses négatifs (ou diapos) ne peut il > pas apporter un gain de temps et éventuellement > de qualité. > J'obtiendrais de fait la qualité de l'appareil > photo, mais réellement quid de la qualité ?
Techniquement c'est possible, il y aura formation d'image Un bon boitier une bonne optique au 1/1 au bon diaf on obtient 70 Pl/mm soit 3500 Dpi, (je crois pas que l'on obtienne beaucoup mieux avec un dos numérique), Ce qui n'est pas mal du tout, Mais ...
Pour les films en couleurs, la matrice de bayer n'est pas la meilleure formule, un capteur monochrome et 3 poses successives serait préférable. Pour les inversible tant couleur que N&B, le Delta D est important, entre 3.00 et 4.00, soit entre 10 et 13 IL, Un boitier numérique ne passe que 6-7 IL sur le plan du capteur, le flare permet de gagner 1 ou 2 IL au chausse pied, mais la courbe de rendu est dénaturée, même si un post traitement peut corriger en partie, il y aura forcement quelques pertes. On peut bien sûr imaginer faire du HDR, oui pourquoi pas, mais de toute façon le HDR est limité par le coefficient de flare du système optique + boitier, en gros difficile de dépasser 8 IL (voir 10 IL avec des systèmes très spécifiques) avec un boitier et une optique "classique", le reste passe à la trappe. Le Delta L d'un système dépend du maillon le plus faible, le rendement du systeme optique ne dépend pas de la pose, mais du coeficient de flare et de la nature du sujet. Le capteur lui dépend de la pose, donc si le delta E du capteur est insuffisant, il suffit d'utiliser le HDR, mais dans la limite du delta L que le systeme optique peut transmettre.
Pour des négatifs N&B pas trop de problème, pour des inversibles, Scala, Ekta et divers, quelques problèmes, pour du négatif couleur, comme les courbes sont décalées le Delta D réel est important et quelques données seront perdues au passage.
Les scanners qui subissent les mêmes lois optiques, et les scanner professionnels ont quelques astuces pour passer ces barrières, ce qui conduit à trouver de l'information tout au long d'une longue courbe de 14 IL au moyen d'un coefficient de flare très faible et de l'analyse point après point qui s'affranchit du flare, ce que ne peut pas faire un appareil photographique.
---------------------------------------
Le musée Albert Kahn numérise les autochromes de la collection avec un Blad + dos numérique, Mais le Delta D d'un autochrome est très faible et son espace colorimétrique de plus faible dimension que les espaces que pratiquent les pixelsmen.
---------------------------------------
Voici un lien vers une méthode : [ petapixel.com] Je n'ai pas essayé.
--------------------------------------- L'ensemble des liens menant vers les discussions du forum étazunien se trouve sur notre forum dans cette discussion intitulée : « Banc duplication diapo 4x5 : optique reproduction 75 mm ? » lancée par celsitoways le mercredi 7 mai 2014 14:07:24 Voir ce message pour ces petits liens qui font plaisir, pour [non, la Comtesse n'aura pas voix au chapitre ; ici, nous sommes sérieux]n4-f3,35954.htmlOn notera que selon JeanBa, sur son ImaconMD l'optique est un Rodenstock très proche de l'apo Rodagon D de septante-cinq, lequel existe en deux versions, le 1:1 et le 1:2 (ou 2:1 en le retournant).Donc si ce n'était qu'une question d'optique, l'outil existe, il s'appelle apo rodagon D. Mais même muni d'un apo rodagon D, il y a du boulot pour aller défier le « modeste » EPSON 850. On se rappelle le système de miroir Hasselblad pour mettre perpendiculaire l'axe optique au plan de l'objet reproduit, à quelques minutes d'arc près. L'une des questions à se poser si on veut dépasser les 50 cy/mm que délivre en routine un EPSON 850, c'est qu'il faut avant tout un montage particulièrement bien aligné. On va essayer de quantifier cela (il faut que j'y réfléchisse un peu) au rapport 1:2, le but étant, par exemple, de passer l'ensemble d'une vue 6x9 sur un capteur silicium 24x36 grandissement de 0,43, ça tombe pile dans les « paramètres de vol » de l'apo rodagon D 1:2). Dans le principe, l'évaluation est simple, dans un premier temps on néglige la diffraction, il s'agit d'évaluer le défaut de mise au point en bord de champ pour une bascule intempestive donnée, et de quantifier cette bascule limite acceptable : est-ce 5 degrés, 1 degré, ou 1 minute d'arc ? De la réponse donnée par la cette simulation dépend le niveau de précision à atteindre dans l'alignement du montage. Rappel du consensus relatif à la limite de résolution optique de l'EPSON 850 : la revue Schwarzweiss (déc 2014 - jan 2015) dit 2200 échantillons par pouce, notre lecteur M. Mérillot trouve par un test sur mire Silverfast une limite ultime comprise entre 2300 et 2900 selon l'orientation des barres de la mire de test. Donc converti en cycles / mm, 2200 nous donne 2200 / (25,4 x 2) = 43 cy/mm et 2900 nous donne 2900 / 50,8 = 57 cy/mm (il suffit de diviser les échantillons par pouce par 50,8 pour avoir les cy/mm). Je trouve que ces 50 cy/mm sont une bonne valeur pour discuter d'un projet de re-photographie de film plutôt que de scanner. Il y a très peu d'optiques grand format capables de délivrer en routine et sur tout le champ une performance de 50 cy/mm, alors que le moindre rolleicord xenar à f/11 bien aligné les dépasse également en routine, et que cette valeur, équivalent ramenée au niveau du négaitf en observant un tirage 8X par exemple, est un jeu d'enfant à passer à travers une optique d'agrandisseur moderne 6 lentilles même pas apo. Mais un agrandisseur bien aligné si on veut l'homogénéité sur tout le champ, et c'est pas donné. (à suivre) E.B.
--------------------------------------- En fait en faisant beaucoup de lecture sur le sujet par les liens évoqués, une première conclusion à tirer : Pour les formats qui nous intéresse ici, c'est plus simple avec un scanner. Pour les formats prohibés on peut tenter l'aventure de photographier le négatif ou la diapo.
La question fondamentale restant, pour quel usage ? Bien conservé les négatifs on une vie très longue, pour le support numérique, nous n'avons pas assez de recul mais c'est pas terrible. Donc sur un lot important, l'idée serait d'avoir la partie numérique pour consultation et ensuite si besoin d'un tirage, scanner ou faire scanner au mieux le négatif.
Si on veut passer par un tirage de type livre sur internet - objectif final probable pour moi, pour faire un cadeau (ex: mariage). On est sur des formats max grosse maille sur du A3. Dans ce cas là il faut voir si la reprise photo en A3 est acceptable - pertes décrite par Henri.
---------------------------------------
Test en cours avec : 5D mk III Soufflet macro Novoflex (un BALPRO T/S) + EOS-RÉTRO (permet de "garder le contact" avec l'objectif) + le CASTEL COP DIGI. Des diapos d'un format interdit - mais j'ai pas encore sortie les plaques de verre ancienne. 100mm Macro, là j'ai des problème de MAP, faut que je fasse plus de tests. 24-105mm de base. Résultats intéressant. Un petit trépied Culmann. Le tout relié au secteur et pilotage par l'ordinateur, image sur écran Wide 27".
Il me faut trouver une lampe qui éclaire bien, donc dans les 4600°K (lumière du jour ?) Car je suis trop dans les jaunes.
Pour traiter un lot, ça va vite, même très vite car un fois le système calé on fait clic, on change on fait clic. Etc..
Il me faut caler un protocole plus précis une fois la bonne lumière trouvée.
Au passage, si on utilise un ordinateur portable, on a un système très facilement transportable dans un sac à dos.
---------------------------------------
4600°K (lumière du jour ?)Euh ... la « lumière du jour » photographique c'est un mélange de soleil (5500) avec un peu de bleu du ciel (jusqu'à 10000), donc c'est plutôt dans les 5000-6000 (me semble-t-il). E.B.
--------------------------------------- Pour les fabriquant de film la lumière du jour c'est 5000K chez Kodak et il me semble que c'était 5100K chez Agfa Pour les capteurs numériques, la T°C d'équilibre semble tourner autour de 4500K
---------------------------------------
« CIE standard illuminant D65 This is intended to represent average daylight and has a correlated colour temperature of approximately 6500 K. CIE standard illuminant D65 should be used in all colorimetric calculations requiring representative daylight, unless there are specific reasons for using a different illuminant. Variations in the relative spectral power distribution of daylight are known to occur, particularly in the ultraviolet spectral region, as a function of season, time of day, and geographic location. However, CIE standard illuminant D65 should be used pending the availability of additional information on these variations.» Référence : norme ISO 10526:1999/CIE S005/E-1998 http://www.cie.co.at/publ/abst/s005.html E.B.
--------------------------------------- [ fr.wikipedia.org]Étalon_colorimétrique En photographie ce qui compte c'est la colorimétrie relative, C'est à dire l'accord sujet capteur, Le reste n'a pas beaucoup d'incidence.
--------------------------------------- J'ai :
Lampe => Plexi -> Négatif -> Capteur.
Si je fais une photo du plexi seul, éclairé par la lampe. Cette image peut elle servir de "filtre inverse" (je ne sais pas si c'est le terme) pour corriger en post pros ?
C'est un peu jaune, je fais "une mixture" et j'applique en calque sur l'image. Il me semble avoir lu que c'était un truc pour faire la balance des blancs, mais je ne sais pas si l'idée est correcte.
Aparté, retrouvé dans la boite une diapo qui reproduit une ancienne photo, comme quoi...
---------------------------------------
VincentD écrivait: ------------------------------------------------------- > J'ai : > > Lampe => Plexi -> Négatif -> Capteur. > > Si je fais une photo du plexi seul, éclairé par > la lampe. > Cette image peut elle servir de "filtre inverse" > (je ne sais pas si c'est le terme) pour corriger > en post pros ? > > C'est un peu jaune, je fais "une mixture" et > j'applique en calque sur l'image. > Il me semble avoir lu que c'était un truc pour > faire la balance des blancs, mais je ne sais pas > si l'idée est correcte. > > Aparté, retrouvé dans la boite une diapo qui > reproduit une ancienne photo, comme quoi...
Le problème de perte d'info ne saurait se régler ainsi Avoir une boite à lumière autour de 4500K n'est pas compliqué, Une bonne gélatine bleu fera l'affaire, Ou un bracketing chromatique, Ou utiliser la BdB dans LR (mais avec des pertes d'info) (la BdB réduit le delta E enregistrable)
---------------------------------------
C'est un peu jaune,.. exactement comme avec le film diapo Rollei CR-200 des anciens stocks filtre KB1,5 (alias 82) ou KB3 (alias 82C), c'est pas cher : plus personne ne les utilise, c'est bradé à vil prix ;-) E.B.
--------------------------------------- Je me penche sur ce sujet à mes heures perdues et j’ai quelques remarques :
Dans les calculs de résolution, il ne faut pas oublier la matrice de bayer qui, une fois interpolée, fait chuter la résolution d’un rapport 1.5 (en étant optimiste).
Le grain du négatif a tendance à rendre un peu fou les dérawtisseurs au moment de l’interpolation qui se mettent à générer des artéfacts numériques aussi inutiles que disgracieux.
Pour maximiser le delta E enregistrable, il est préférable d’utiliser un éclairage neutre pour le capteur. C'est-à-dire l’éclairage qui produit la même valeur RGB sur chaque point de matrice de bayer. Cette lumière est plus proche du magenta que de n’importe quelle lumière naturelle.
Pour éliminer l’interpolation, on peut utiliser dcraw pour obtenir un tiff monochrome non interpolé puis réaliser neutralisation, la délinéarisation et conversion d’espace soit même. J’ai presque finie cette étape. Encore quelques bugs mais les premiers résultats sont encourageants.
---------------------------------------
Pour l'ajustement de la T°C en mode reproduction j'ai écris cet article en 2013 [ trichromie.free.fr]
--------------------------------------- Passionnant ! Personnellement, j’aurais déduis l’illuminant neutre pour le capteur depuis un seul cliché d’un couple illuminé/illuminant de référence. Mais je n’avais pas du tout pensé à simuler cet illuminant à partir de trois clichés à des expositions différentes. Voilà qui ouvre des perspectives...
---------------------------------------
Bonne expérimentation ;-)
---------------------------------------
|